Psychopsis

Classification et synonymie

  • Sous-famille : Epidendroideae
  • Tribu : Cymbidieae
  • Sous-tribu : Oncidiinae
  • Genre : Psychopsis Raf.

Anciennement classé dans la section Glanduligera du genre Oncidium. Les Psychopsis regroupent 4 espèces: P. Kramerianum P. papilio P. sanderae P. limminghei

les espèces :

Psychopsis papilio

Originaire de Trinidad à la Colombie et l'Equateur.
La plante présente des pseudobulbes groupés, ovales-oblongs à presque ronds, de 50 mm de long.
Ils sont généralement très comprimés, froissés, souvent rouge terne avec des taches plus foncées.
Une seule feuille solitaire, rigide et droite, vert terne et chiné de rouge cramoisi. Cette coloration est plus développée sur la face inférieure de la feuille. Chaque feuille mesure de 15 à 22.5 cm de long et de 5 à 6.5 cm de large.
L'inflorescence est habituellement de 60 à 150 cm de long, terete sur la moitié inférieure, légèrement aplatie sur le dessus.
Les fleurs sont solitaires et produites une à la fois, mais elles apparaissent successivement au fil des mois, chaque fleur dure longtemps.

Chaque clone peut être variable en couleur et en taille mais les fleurs sont habituellement de 12.5 à 15 cm d'une extrémité à l'autre.
Le sépale dorsal et les pétales sont rouges crimson terne souvent avec un peu de ligne jaunâtres, vert-jaune sur le revers; tous les trois érigés. Le sépale latéral est très ondulé, rouge-brun lumineux avec quelques marques jaunes transversales.
Cette espèce fleurit toute l'année. 
Les caractéristiques de l'espèce sont :

  • La partie apicale aplatie de la hampe,
  • La crête simple d'un plat triangulaire proéminent sur la pièce basique de la lèvre,
Deux petits boutons sur la partie supérieure des ailes de la colonne.

La forme albinos est caractérisée par la suppression des pigments rouge d’anthocyanine. Elle est connue sur le nom de P. papilio var. latourae

 

Psychopsis kramerianum

Souvent confondue avec P. papilio.
L'espèce se retrouve du Costa Rica, le Panama jusque la Colombie et l'Equateur recouvrant partiellement l'aire de P. papilio.
Les pseudobulbes sont étroitement groupés. Ils sont plus ou moins ronds, violacé-brun à violacé mat, fortement comprimés, de 25 à 45 mm de diamètre.
La feuille solitaire rigide et coriace est souvent densément pointillée de rouge foncé mat sur la face inférieure et mesure de 15 à 20 cm de long sur 7,5 cm de large. La face supérieure est souvent vert foncé chiné de pourpre.
L'inflorescence est droite, persistante et dure plusieurs années. Elle produit des fleurs à intervalles réguliers, mais habituellement séparée tout au long de cette période.
Les hampes mesurent un mètre de long, fortement jointes, les noeuds clairement gonflés.
Les fleurs sont très spectaculaires, durant plutôt longtemps, jusqu'à 12,5 cm de long et sous certaines formes très semblables à P. papilio.
P. kramerianum se distingue de P. papilio par la hampe florale terete, les ailes de la colonne étant minusculement dentées par rapport à P. papilio chez qui elles sont profondément dentées.
P. kramerianum ne présente également qu'une seule crête simple sur le labelle. 
Cette espèce fleurit en grande partie en automne-hiver mais peut fleurir sporadiquement tout au long de l'année.
Cette espèce a été présentée en Angleterre en 1823. Une variété resplendens est dite pour avoir des fleurs plus larges que le type.

Psychopsis sanderae

 

Cette espèce est localement abondante à Moyabamba au Pérou et est vraisemblablement identique à l'espèce versteegianum décrite dans un certain nombre d'études antérieures.
Cette espèce est rare mais très belle. 
Elle est semblable à P. Papilio au niveau taille et forme et fut présentée en culture en 1910.
On le présente avec une floraison automnale.
La colonne avec des ailes en forme de peigne ainsi que le profil aplati de la fleur sont ses points de distinction.
On signale également que les noeuds sont distinctifs rendant l'identification des plantes non-fleuries facile.



Psychopsis limminghei

Cette espèce a été assignée au départ au genre Psychopsis mais a été bougé durant une revisite à la section Plurituberculata du genre Oncidium à cause de la petite taille des pseudobulbes comparativement aux autres membres de cette section. 
En 1974, Garay et Stacy ont définitivement déplacé cette espèce dans la section Plurituberculata du genre Oncidium pour revenir par la suite sous le genre Psychopsis comme étant un P. papilio miniature.
S’en suit la création d'un genre unispecifique (Psychopsielle limminghei).
Ils basent l'établissement de ce nouveau genre sur le fait que cette espèce a une combinaison unique de caractères, aucun de ceux-ci n'est conluant individuellement mais qui, ensemble, ont cette conséquence.
Ce serait une espèce brésilienne endémique se trouvant seulement dans un secteur de 16 km de large et 24 km de long entre le Rio de Janeiro et le Cabo Frio.
On le connait également sous un synonyme antérieur de Echinophorum.
Cette espèce présente de 3 à 5 fleurs successives de 4 cm en diagonale, brun pointillé de jaune or. Les sépales et pétales sont ovales, les sépales latéraux plus petits que le dorsal. Le labelle est émoussé avec deux appendices ressemblant à une oreille. 
Les pseudobulbes sont ovales, à double tranche et de 2 cm de large.
Les pétales et sépales ne sont pas aussi ovales que ceux de P. papilio.

Hybridations

Certains travaux d'élevage ont été entrepris avec des espèces de cette section.
Une fois croisés hors du genre, les sépales et le labelle comme les antennes de papilio sont perdues.
Certains croisement avec des Brassia donnent des fleurs de papilio magnifique sur une hampe de taille moyenne.
Avec Trichopilia, il y a seulement quelques fleurs sur la hampe.
Croisé avec Oncidium ampliatum (donnant Oncidium 'Vizir') l'aspect de papilio est entièrement perdu.
Oncidium 'Kristi Leigh' produit une fleur de 9 cm de diagonale et de 10 cm de haut. Les antennes de papilio sont transformées en longs tépales étroits de couleur vert foncé, barré de brun chocolat. Le labelle est jaune très lumineux couvert de barres et de taches dispersées de rouge rouille lumineux. Il y a une frontière inférieure des barres perpendiculaires courtes et étroites ensemble au bord du labelle.
Certaines hybridations entre Psychopsis ont été effectué:
P. papilio x P. sanderae donne l'hybride 'Butterfly';
P. kramerianum x P. papilio donne l'hybride 'Kalihi'.

Culture

Les espèces ont une large répartition géographique ce qui signifie qu'elles demandent quelques différences environnementales.
P. papilio et P. kramerianum préfèrent les forêts relativement sèches des montagnes tandis que P. sanderae préfère les forêts tropicales et a besoin de beaucoup plus d'eau.

Les Psychopsis requièrent une bonne luminosité, un substrat bien drainant car ils n'apprécient pas les substrats non aérées autour des racines.
Si on fournit ce bon drainage, les Psychopsis tolèrent un large éventail de milieux de culture.
On peut cultiver les espèces sur une écorce en suspension dans une serre tempérée avec un minimum de 13°C et un maximum de lumière.
La littérature demande que la température nocturne ne tombe pas en dessous de 17°C la nuit pour P. papilio et P. kramerianum qui demandent une culture en tempéré chaud à chaud.

La culture sur écorce ou en panier est l'idéal pour ces espèces dans des conditions intermédiaires chaudes et chaudes. 

Une note signale que les espèces se portent mieux si on leur donne un peu plus d'ombrage lors de la croissance des pousses et ensuite une lumière plus forte pendant une petite période suivant la maturité de chaque nouvelle pousses.

La hampe florale est perenne et ne doit donc pas être coupée après la mort des fleurs. Ces hampes fleurissent la saison suivante. 
Elles ne devront pas être coupées avant qu'elles ne deviennent totalement jaune.

Sources

    • Oncidium, A cultural guide; P.C. Tomlinson; Wellington Orchid Society Incorporated, New Zealand; 1991.
© Bertrand Lerot
 

 

Back to Top